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Au sein des universités et des écoles, les cliniques du droit se multiplient et viennent en aide aux personnes éloignées des arcanes administratives. Article publié dans Le Monde le 17 avril 2018

Droite, du haut de ses talons et de ses 88 ans, Geneviève (le prénom a été changé) pousse timidement la porte de la clinique de l’université de Paris-Decartes (Paris V). Pour être digne de la solennité des lieux, l’élégante a relevé le rouge d’un chemisier avec un collier de perles claires, elle vient ici consulter. Avec elle se pressent Mathilde Deniau, Prisca Roselia et Mélissa Mendes, toutes trois étudiantes. Pas de blouse blanche ni de stéthoscope : la dame semble d’une santé de fer et les trois jeunes femmes sont en troisième année de droit. Cette « clinique » de Paris-Descartes est sans lien avec la faculté de médecine ; c’est la clinique juridique de la faculté de droit de Malakoff (Hauts-de-Seine).

Droite, du haut de ses talons et de ses 88 ans, Geneviève (le prénom a été changé) pousse timidement la porte de la clinique de l’université de Paris-Decartes (Paris V). Pour être digne de la solennité des lieux, l’élégante a relevé le rouge d’un chemisier avec un collier de perles claires, elle vient ici consulter. Avec elle se pressent Mathilde Deniau, Prisca Roselia et Mélissa Mendes, toutes trois étudiantes. Pas de blouse blanche ni de stéthoscope : la dame semble d’une santé de fer et les trois jeunes femmes sont en troisième année de droit. Cette « clinique » de Paris-Descartes est sans lien avec la faculté de médecine ; c’est la clinique juridique de la faculté de droit de Malakoff (Hauts-de-Seine).

L’enseignement clinique « est un enseignement des arts médicaux dispensé au chevet du malade par l’observation et la pratique », rappelle Xavier Aurey, docteur en droit, dans son ouvrage Les Cliniques juridiques (Presses universitaires de Caen, 2015). Son application à l’univers du droit est « une méthode d’enseignement du droit fondée sur l’apprentissage par l’expérience de cas réels », résume-t-il.

Recours pour les plus démunis

L’université Panthéon-Assas a fait figure de pionnière en ouvrant, en 2007, sa Maison du droit, adoptant ce concept inventé aux Etats-Unis au début du XXe siècle. Une vingtaine d’écoles et d’université suivirent. La dernière clinique hexagonale a été lancée en présence de Jacques Toubon, Défenseur des droits, le 12 mars, à l’université Grenoble-Alpes. L’ancien garde des sceaux a salué cette initiative qui donne « la possibilité d’aider les personnes éloignées des arcanes administratives ».

Pour lire la suite de l’article : https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/04/17/dans-les-cliniques-juridiques-les-apprentis-juristes-s-exercent-sur-des-cas-reels_5286487_4401467.html

Post Author: Anthony Poulin

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